" Surimpression des Mascareignes "
par HUBERT MARY
Du 17 janvier au 17 mars 2012
Au restaurant "Là-bas, Ter là
4 rue Eugène Dayot
97460 Saint-Paul
« Pou zot La Réunion c’est une île ? Un département français ? Ou un péi ? »
C’est la question que s’est posé Davy Sicard dans la préparation de son nouvel album « Mon péi » et du film qui l’accompagne « Santinèl mon péi ».
A l’occasion de cette nouvelle sortie, l’artiste nous a invité, en compagnie d’autres blogueuses, a visionné ce film et à échanger autour de ce thème qui nous est cher : « Mon péi ».
Le film réalisé par Yann Lucas est composé de témoignages de « Santinèl », de leur vision sur la créolité et « su nout péi ». Un documentaire touchant centré sur les rencontres : la rencontre d’une classe de troisième du collège Mille roches et de ces « Santinèl » qui se livrent sans tabou. Un film qui ne laisse pas indifférent.
Davy Sicard explique cette démarche : « Dans cet album mi parle de mon péi. Moin lé pa tout seul pou gard a li. Ma la pose a moin la question : « Comen d’ot personnes i wa la Réunion ? Comen zot i viv ça ? »
« Chaque Santinèl lé placé su un piton, su un hauteur et chacun i donne son point de vue. »
Le point de vue des jeunes collégiens tout d’abord, qui parlent spontanément et ouvertement de leur culture. Nous retenons cette phrase de l’un d’entre eux qui affirme à la caméra : « i fo nou lé fier d’être réunionnais. Nou lé réunionnnais, i fo nou lé fier de ça » tout simplement…
Le film est ponctué de phrases incisives mais tellement vraies, livrées par des artistes comme Thierry Jardinot, Danyel Waro, Bernadette Ladauge mais aussi des personnes qui oeuvrent au quotidien pour le partage de la créolité comme Laurent Médéa, Gilette Staudacher-Valliamee ou encore Fabrice et Vanessa Georger.
« Par comen « momon » li lé moin joli que « maman » ? (Danyel Waro)
« La langue lé un ciment pou un peuple » (Davy Sicard)
« Si ou priv un péi de sa langue ou priv a li de sa culture » (Laurent Médéa)
« Un langue, ça un tradtion cosé i en serv pou mont coment ou wa la vie » (Gilette Staudacher-Valliamee)
« La beauté lé pa compatib ek le créole ? » (Thierry Jardinot)
Les personnalités échangent autour de cette thématique importante pour La Réunion et se rejoignent dans une même conclusion :
« Pou zot La Réunion c’est une île ? Un département français ? Ou un péi ? »
« Un péi » nous disent-ils à l’unanimité !
Davy Sicard termine : « Cosa i défen a nou di « mon péi » ? Na poin rien i défen a nou di sa. » Une belle conclusion offerte par un grand artiste généreux qui nous offre un nouvel album aux mélodies et aux textes riches de sens.
Un album à découvrir dès le samedi 17 décembre chez vos disquaires. En attendant, vous pouvez télécharger le titre "Mon péi" sur la page Facebook officielle de l’artiste : http://www.facebook.com/pages/Davy-Sicard-Officiel/148973601870076?ref=ts&sk=app_2405167945
Coup de cœur pour l’exposition « Living dance », à découvrir jusqu’au 10 décembre au Théâtre de Champ Fleuri à Saint-Denis dans le cadre du festival TOTAL DANSE.
Kulturelle adore le mois de novembre ! Pourquoi ? Parce que le mois de novembre c’est le mois de la danse au Teat Réunion !
Du bal tamoul en passant par le hip hop de la compagnie Membros pour finir avec le butô de Sankai Juku : le festival TOTAL DANSE représente comme toujours à merveille la diversité de cet art qu’est la danse.
Les spectacles se succèdent, mais une belle exposition est présente tout au long du festival au Théâtre de Champ Fleuri : « Living Dance ». Une exposition magnifique de Yang Wang qui mélange l’art de la danse et de la photographie !
Natacha GRIMAUD
Le portrait de l’artiste : Né en Chine en 1975, Yang Wang vit depuis 32 ans dans la danse.
Il est admis en 1988 dans la plus prestigieuse institution chinoise, l’Ecole de danse de l’Armée Rouge à Pékin. Quatre ans plus tard, il est danseur professionnel dans la troupe n°2 du Ballet de l’Armée Rouge. En 1996, alors danseur étoile, il est victime d’une fracture à la cheville. Réformé, il rejoint la compagnie du chorégraphe chinois de danse contemporaine Jin Xing. Invité pour la première fois en Europe en 2001, il passe des auditions et intègre aussitôt le Ballet du Nord dirigé par Maryse Delente, puis un an plus tard celui d’Angelin Preljocaj.
Se découvrant une nouvelle passion artistique, il quitte le Ballet en 2007 pour se consacrer à ses projets photographiques.
Le photographe Yang Wang présente des nus de danseurs accompagnés de portraits.
A chaque corps correspondent ainsi un visage et un nom.
Emilie LALANDE
Sergio DIAZ
En passant devant ces tirages, le visiteur découvre alors des corps aux formes sculpturales mais aussi des personnes s’offrant corps et âme non seulement à l’objectif de Yang Wang mais surtout à leur art : la danse.
Jeremy KOUYOUMDJIAN
Réalisées dans le studio du Pavillon Noir, Centre chorégraphique national d’Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence, et exposées l’an dernier à la Maison des Arts de Créteil et au Centre National de la Danse, ces photographies sont aujourd’hui réunies dans un livre d'Albena Dimitrova paru aux éditions Séguier. Un exemplaire de ce livre est d’ailleurs disponible en exposition à l’entrée du théâtre.
Gaëlle CHAPPAZ et Fabrizio CLEMENTE
Carlos FERREIRA DA SILVA
Yurié TSUGAWA et Jean-Charles JOUSNI
Nagisa SHIRAI
Celine MARIE
Une exposition à voir absolument que l’on aime la danse ou la photographie car, quand deux arts s’entremêlent…c’est encore plus beau !
Amoureux d’Art et de design, vous aviez sans nul doute entendu parler du salon ADOC.
Premier salon consacré à l’art, au design et à la création, vous pouviez y trouver des artistes peintres, des objets design pour la maison ou encore des ateliers créatifs.
C’est donc avec enthousiasme que Kulturelle s’est rendu à ce salon avec l’espoir de rencontrer des artistes et d’y trouver des créations intéressantes.
De belles rencontres ont été faîtes et c’est avec plaisir que nous vous les dévoilons aujourd’hui !
Retour en image…
Parmi les différents stands, les nombreuses œuvres et objets exposés, Kulturelle a eu quelques coups de cœur :
- Les tableaux de Jean Marc MALET, des couleurs subtiles et des paysages "réinvintés" sur la toile :
Son site : www.malet.re
- Eden 3 Design : quand la nature se fait artiste!
Spécialisé en végétalisation (tableaux et murs végétaux, sculptures végétalisées, terrasses et balcons), Eden 3 Design vous propose des solutions sur mesure pour intégrer des végétaux à vos espaces minéraux, autant en intérieur qu'en extérieur : de l'art végétale sur mesure et haut de gamme.
Son site : www.eden3design.com
- Nimbus, "peintre de bar" mais surtout artiste au talent créatif incroyable : véritablement LA trouvaille de ce salon ADOC!
Son blog : http://nimbus.over-blog.com
Enfin, le salon ADOC, c'était aussi une belle galerie d'oeuvres et d'objets design en tout genre :
En bref : un premier salon plein de promesses que l'on espère voir se renouveler avec encore plus d'artistes!
On ne présente plus Shevanti Sanyal aux amateurs de musique dévotionnelle et de ghazals partout dans le monde ! Avec une carrière déjà longue de 25 ans, Shevanti Sanyal captive les auditoires par sa voix douce et harmonieuse lors de ses prestations en Inde et à l'étranger.
Kulturelle ne pouvait naturellement pas manquer son concert donné à La Réunion dans le cadre des Journées Internationales de la non-violence.
Rendez-vous était donc pris le 02 Octobre dernier, date du 142ème anniversaire de la naissance de Gandhi et du 150ème anniversaire de la mort du poète Rabindranath Tagore.
Gandhi
Rabindranath Tagore
L’artiste a proposé au public un répertoire varié, composé de chants inspirés par l’œuvre de Tagore, de chants dévotionnels, patriotiques et de chants d’amour. Une chanson du Bollywood « Umrao Jaan » a même été interprétée ainsi que la chanson préférée de Gandhi « Vahishnava Jana To ».
Bien ancré dans la musique classique, Shevanti Sanyal est connue pour ses restitutions mélodieuses et mélancoliques des bhajans, et pour un rendu émotif et expressif des ghazals.
« Bhajans » ?, « Ghazals » ? : des petites définitions s’imposent pour les néophytes :
- Les bhajans (du sanskrit bhajana « adoration ») sont des chants dévotionnels de l'hindouisme ou du sikhisme interprétés en l’honneur de diverses divinités comme Shiva, Krishna, Lakshmi, ou encore Ganesh. Ces chants ont, pour certains, une origine très ancienne, d'autres sont des créations contemporaines, et sont interprétés avec des instruments de musique traditionnels comme l'harmonium, le dholak ou les tablâs.
- Le ghazal est quant à lui un genre littéraire florissant en Perse au 13e siècle et 14e siècle mais que l'on retrouve aussi en Inde et en Asie centrale. Il se présente sous forme d'un poème d'amour. Le terme ghazal peut d’ailleurs se traduire par « parole amoureuse ».
L’artiste a ainsi offert un beau moment de poésie à tout l’auditoire. Un moment mélodieux et magique offert par une artiste généreuse, qui a chanté en tamoul et en gujarati afin de faire plaisir aux différentes associations présentes.
On dit que la musique « adoucit les mœurs »…Dans la mythologie indienne, elle a même une origine divine…Shevanti Sanyal, par sa voix d’or, sait ainsi faire voyager ceux qui l’écoutent vers des contrées lointaines et les apaiser…tout simplement…
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